Samedi 21 novembre 2009

Organisations signataires :

AFL Brest ; AFL Retraités et Personnes âgées du Finistère ; AL Cleunay Rennes ;

AL Concarneau ; Comité Gavroche 22 ; UD DDEN 22 ; UD DDEN 29 ; UD DDEN 35 ; UD DDEN 56 ; FCPE 22 ; SE-UNSA 22 ; SNUipp 22 ; UNSA Éducation 22

                      

LETTRE OUVERTE

À MONSIEUR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL DE BRETAGNE

 

Monsieur le Président,

 

Vous venez de faire paraître, par voie de presse, une annonce officielle intitulée « Animation de réseaux et coordination des évènements organisés pour la Saint-Yves 2010 ». Dans le même temps, vous faites lancer un appel à projets intitulé, cette fois, « SAINT-YVES - GOUEL  ERWAN   - FÊTONS LA BRETAGNE * LIDOMP BREIZH ...» et qui, lui, s'adresse spécifiquement aux associations loi 1901.

 

Les LAÏQUES que nous sommes estiment que cette fête, que vous avez proclamée « Fête de la Bretagne et des bretons », pose deux problèmes majeurs, ci-après exposés :

 

·        Il s’agit, d’une part, d’une fête qui apparaît comme une ‘‘fête nationale’’ bretonne, ce qui est particulièrement malvenu à l’heure où un débat sur l’identité nationale alimente toutes les polémiques. Cela s’apparente pour nous à une forme de communautarisme que nous ne pouvons accepter.

 

·        D’autre part, et c’est un problème de fond à nos yeux, en choisissant comme support et nom de cette fête « la Saint-Yves », nous estimons que vous bafouez les principes mêmes de la loi de Séparation des Églises et de l' État (dans le cas présent, la Région Bretagne) puisque  Yves HÉLORY DE KERMARTIN - SAINT-YVES pour la religion catholique est un personnage qui n'a rien à voir avec la République française. C’est un personnage religieux. Nous respectons bien entendu les catholiques qui le fêtent ce jour-là. Par contre, imposer à tous les bretons - croyants, agnostiques, athées - sans le respect élémentaire pour la libre conscience de tout un chacun, le financement, par des fonds publics, d'évènements qui seront mis sur pied pour ‘‘honorer’’ un personnage religieux nous offusque et nous tenons à le faire savoir.

 

L'indépendance du Conseil Régional par rapport au ‘‘religieux’’ a été mise en cause par la proclamation de cette fête. En lançant cet appel d’offres, vous pérennisez cette erreur ; dans l'esprit de la Loi de 1905, nous le constatons, nous le dénonçons.

 

À nos yeux, Monsieur le Président, vous faites l'amalgame entre ‘‘culturel’’ et ‘‘cultuel’’. Nous vous le disons avec tout le respect que nous portons à votre fonction, mais aussi avec toute la force de nos convictions laïques.

 

Veuillez agréer nos salutations.

                                                    

                                                             Le 20 novembre 2009

 

Chantal TERRIEUX pour l’AFL Brest et AFL Retraités et personnes âgées du 29 ; Martine HAMON-HEBBRECHT pour l’AL Cleunay Rennes ; Pdt AL Concarneau ; Gilles BOULIN pour le Comité Gavroche ; Pierre CROLAIS pour l’UD DDEN 22 ; Jean-Pierre KERGOURLAY pour l’UD DDEN 29 ; Jean-Claude ROBERT pour l’UD DDEN 35 ; Patrick SANSON pour l’UD DDEN 56 ; Claire ÉTESSE pour la FCPE 22 ; Corinne NÉDELEC pour le SE-UNSA 22 ; Jérôme QUÉRÉ pour le SNUipp 22 ; Fanny CHABRIER pour l’ UNSA Éducation 22. 
Par Gilles Boulin 2009. Une énergie pour Demain ! - Publié dans : information
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Mardi 17 novembre 2009

La Cour des comptes a publié un rapport critique sur la manière dont les conseils généraux assument leur mission de protection de l'enfance.

Questions à Fabien Filliatre,
le magistrat rennais qui en a piloté la rédaction (*).



Que représente la protection de l'enfance et en quoi consiste-t-elle?

C'est une compétence importante des départements. Avec 258M€, elle a longtemps été leur première dépense, récemment dépassée par l'aide aux personnes âgées. En Bretagne, 7.233enfants sont pris en charge. La moitié est placée en centre ou en famille d'accueil, parce que leur milieu familial peut représenter un risque pour eux. Les autres restent dans leur famille qui bénéficie d'un accompagnement sous la forme d'un secours financier qui tient du saupoudrage, avec 400 € par an en moyenne, ou d'une assistance à domicile.

Qu'est-ce qui marche bien dans les dispositives?

Sur le terrain, c'est un milieu de gens dévoués. On assiste aussi à une professionnalisation croissante des intervenants. Mais, faute de suivi, de contrôle et d'évaluation, c'est souvent une passion aveugle, une générosité mal éclairée. Depuis le signalement des cas d'enfants en danger jusqu'à la fin des mesures de protection, les demandes trouvent des réponses au fil de l'eau.

D'où vient le problème?

Il est surprenant de constater que, malgré l'importance financière de cette compétence, les conseils généraux semblent y porter assez peu d'intérêt. 82% des décisions de placement viennent des juges, et le choix de la mesure est le plus souvent effectué par les associations de gestion des centres d'accueil. Les départements subissent leurs préconisations de placement en foyer, alors que des familles d'accueil pourraient être mieux adaptées à la situation de l'enfant.

Que proposent les juges financiers?

Le but de ce rapport est d'interpeller les élus départementaux sur la nécessité de définir une politique qui puisse être mise en oeuvre par les associations, d'améliorer l'évaluation efficacité-coût, de mettre en place des dispositifs de contrôle et de suivi, et d'organiser un système d'information qui permette de connaître à tout moment le nombre de places disponibles dans chaque centre, de manière à choisir le lieu le mieux adapté. Il est également souhaitable qu'ils se dotent d'outils statistiques. Aujourd'hui, on ne connaît ni les flux, ni les durées des mesures, ni le devenir des enfants à l'issue du placement ou de l'accompagnement.

Quelle est la situation en Bretagne?

En Bretagne, il existe une tradition d'accueil des enfants par les assistantes familiales, dont les dispositifs de formation et d'agrément sont bien menés et pour lesquelles des cellules d'accompagnement ont été mises en place, notamment dans le Finistère. Dans la région, 69% des enfants placés le sont en famille d'accueil, alors que la moyenne française n'est que de 54%. C'est bien, mais un problème de recrutement se pose dans les villes. À Rennes, on ne compte que 24 familles d'accueil sur les 943du département, alors que 67% des enfants placés sont Rennais. Les mesures éducatives alternatives au placement progressent également très vite en Bretagne: elles ont augmenté de 14% en cinqans, quand la hausse était de 5% en France. Sans doute les conseils généraux bretons sont-ils plus attentifs que d'autres à la protection de l'enfance, mais nos préconisations valent aussi pour eux.

* Les magistrats de la Chambre régionale de Bretagne, la seule à avoir enquêté sur tous les départements de sa juridiction, ont pris une place prépondérante dans l'élaboration de ce document.

  • Propos recueillis par Alain Le Bloas  (source le télegramme.fr)
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Samedi 14 novembre 2009

N° 5

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2009-2010

Enregistré à la Présidence du Sénat le 6 octobre 2009

PROPOSITION DE LOI

tendant à la

 

 

création d'une
Délégation parlementaire aux droits de l'enfant,  

PRÉSENTÉE

Par Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM,

Sénateur

(Envoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et

d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions

prévues par le Règlement.)

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

L’objet de cette proposition de loi est d’instituer au Sénat une délégation aux droits de l’enfant, en charge d’une veille législative et d’un suivi de toutes les questions ayant trait à l’évolution du statut des enfants et à leur protection.

La création d’une telle délégation répondrait à la préconisation du

Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, encore réitérée dans son

rapport du 22 juin 2009, de voir la France se doter d’une « commission

chargée des droits de l’enfant dans les deux chambres du Parlement ».

En effet, ni l’Assemblée nationale ni le Sénat ne disposent à ce jour d’un organe permanent dont la mission serait d’évaluer de façon systématique les politiques publiques et l’application des lois relatives à la promotion et à la protection de l’enfance, en proposant de nouvelles avancées en ce domaine. De surcroît, aucune des six commissions de l’Assemblée nationale ou du Sénat n’est véritablement en mesure de traiter de la question des droits de l’enfant dans sa globalité.
Du fait de la nature transversale de ces questions et de la nécessité de porter sur elles un regardpluridisciplinaire, seule une délégation parlementaire serait à même de remplir cette fonction.

À titre de comparaison, la cause des femmes et de l’égalité des chances fait l’objet d’une délégation spécifique, alors même que de très nombreuses associations se sont depuis longtemps organisées pour défendre leurs intérêts.

Les mineurs se trouvent, eux, dans une situation de vulnérabilité quasi absolue puisque, dans la plupart des cas, ils ne peuvent pas faire entendre directement leur voix, seuls les adultes étant véritablement en position de les défendre.

L’institution d’une délégation parlementaire aux droits de l’enfant est rendue d’autant plus urgente que le projet de loi organique relatif au Défenseur des droits est susceptible - s’il est accepté en l’état - de bouleverser le dispositif institutionnel en charge de la protection de l’enfance et de la promotion des droits des enfants. La création d’une délégation parlementaire aux droits de l’enfant permettrait de s’assurer que de l’intégration des responsabilités du Défenseur des enfants dans le périmètre du Défenseur des droits ne résulte pas une dilution des approches des problématiques liées à l’enfance. Les modalités de saisine du Défenseur des droits risquent en outre de l’amener à examiner et traiter en priorité des cas individuels, au détriment d’une vision plus globale des politiques ayant des conséquences sur les mineurs.
Les enjeux de défense des intérêts des enfants ne peuvent être réduits à des recours a posteriori suite à la violation de leurs droits.
Ils comprennent une dimension importante de promotion de ces droits et de réflexion sur les mesures adéquates à prendre à cet égard.

Une délégation parlementaire contribuerait également à veiller à la bonne application du cadre légal existant, ce qui apparaît essentiel à l’heure où la Cour des Comptes s’alerte d’une mauvaise application de la loi n° 2007 -293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance et où se profile une réforme de la justice des mineurs.
Elle pourrait aussi pousser à
une meilleure coordination des nombreux acteurs en jeu, notamment en ce qui concerne le recueil d’informations statistiques sur l’enfance en danger.

De surcroît, une telle délégation permettrait de mieux prendre en compte la dimension de plus en plus internationale de la protection de l’enfance. La concertation entre parlementaires de plusieurs pays serait notamment essentielle pour lutter plus efficacement contre les trafics d’enfants et les déplacements ou rétentions illicites d’enfants à l’étranger.

Elle pourrait également contribuer à la réflexion sur les problématiques des familles binationales et à la protection de nos jeunes concitoyens établis hors de France et pouvant eux aussi être victimes de pauvreté et de maltraitance.

Plusieurs propositions de loi visant à la création d’une délégation parlementaire ont été déposées dans les législatures précédentes, et l’une d’elles fut adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 2003 (texte

transmis au Sénat n° 180, 2002-2003). Le Sénat avait alors refusé d’accepter cette idée, de peur de trop accroître le nombre des commissions et délégations. Le contexte institutionnel français et international a évolué et les problématiques liées aux droits de l’enfant n’ont jamais été aussi prégnantes et complexes.
Tout cela rend indispensable la création d’une commission, ou tout au moins d’une délégation, qui puisse se consacrer à ces questions avec un maximum d’efficacité.

En cette année du 20 anniversaire de la Convention des droits de l’enfant - que la France avait été l’un des premiers pays à ratifier - ce serait une occasion de prouver la réalité de l’engagement de la France en faveur des droits de l’enfant. Cela constituerait aussi un grand pas vers la systématisation de l’évaluation de tous les projets politiques du Gouvernement à l’aune de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la conception de l’enfant en tant que sujet de droit.
Si l’enfant est incontestablement l’élément fondamental de notre société, en ce qu’il en incarne l’avenir, il mérite assurément que lui soit voué un égard tout particulier. Tel est le sens de cette proposition de loi.

- 6 -

- 7 -

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Après l’article 6

septies de l’ordonnance n° 58-1100 du

17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées

parlementaires, il est inséré un article 6

octies ainsi rédigé :

« Art. 6

octies. - I. – Il est constitué, au Sénat, une délégation

parlementaire aux droits de l’enfant, comptant trente-six membres.

« II. – Les membres de la délégation sont désignés par le Sénat, en son

sein, de manière à assurer une représentation proportionnelle des groupes

parlementaires, une représentation équilibrée des hommes et des femmes

ainsi que des commissions permanentes.

« La délégation est désignée après chaque renouvellement partiel du

Sénat.

« Le mandat des délégués prend fin avec le mandat parlementaire.

« III. – Sans préjudice des compétences des commissions permanentes

ou spéciales, la délégation parlementaire aux droits de l’enfant a pour

mission d’informer le Sénat de la politique suivie par le Gouvernement au

regard de ses conséquences sur les droits des enfants. En ce domaine, elle

assure le suivi de l’application des lois.

« À cet effet, la délégation parlementaire aux droits de l’enfant peut être

saisie sur les projets ou propositions de loi par :

« - le Bureau du Sénat, soit à son initiative, soit à la demande d’un

président de groupe ;

« - une commission permanente ou spéciale, à son initiative ou sur

demande de la délégation.

« La délégation peut demander à entendre les ministres, ainsi que toute

autre personnalité publique impliquée sur les questions touchant à la

protection de l’enfance. Le Gouvernement lui communique les

informations utiles et les documents nécessaires à l’accomplissement de sa

mission.

« IV. – La délégation établit, sur les questions dont elle est saisie, des

rapports comportant des recommandations qui sont déposés sur le bureau

du Sénat et transmis aux commissions parlementaires compétentes. Ces

rapports sont rendus publics.

8 -

« Elle établit en outre, chaque année, un rapport public dressant le bilan

de son activité et comportant, le cas échéant, des propositions

d’amélioration de la législation et de la réglementation dans son domaine

de compétence.

« V. – La délégation organise la publicité de ses travaux dans les

conditions définies par le règlement du Sénat.

« VI. – La délégation établit son règlement intérieur. »

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Par Gilles Boulin 2009. Une énergie pour Demain ! - Publié dans : protection de l'enfance
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Jeudi 12 novembre 2009

«Je n'ai pas à arbitrer entre une personne privée qui dit ce qu'elle veut dire et un parlementaire qui dit ce qu'il a sur le coeur.» Le ministre de la Culture, , refuse de trancher le différend qui oppose Marie Ndiaye, Goncourt 2009, et Eric Raoult, député-maire du Raincy (Seine-Saint-Denis). 

«Les écrivains qui reçoivent le Prix Goncourt ont le droit de dire ce qu'ils veulent», a réagi ce jeudi le ministre dans une interview à la radio -Bleue .

«Eric Raoult qui est un ami et un homme très estimable a le droit, en tant citoyen, voire en tant que parlementaire, de dire ce qu'il pense», a-t-il aussitôt ajouté.

Source le parisien.fr
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Jeudi 12 novembre 2009

 

Un “devoir de réserve” pour les écrivains?

 

C'est l'idée géniale qui vient de germer dans le cerveau du député UMP Eric Raoult (ancien ministre), suite aux propos critiques sur la France de 2009 tenus par l'écrivain Marie Ndiaye  .

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 Marie Ndiaye avait, en août, jugé “monstrueuse” la France de NicolasSarkozy, dans une interview accordée cet été aux Inrockuptibles, avant sa consécration par les jurés du prix Goncourt. “Nous sommes partis [à Berlin] juste après l'élection [présidentielle] en grande partie à cause de Sarkozy (…). Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité…

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Des propos «insultants» fustige Eric Raoult, qui estime qu'en tant que récipiendaire du Prix Goncourt, Marie Ndiaye se doit de «respecter la cohésion nationale et l'image» de la France. Dans une «question écrite» adressée au ministre de la Culture, l'élu de Seine Saint-Denis a donc demandé à Frédéric Mitterrand de lui «indiquer sa position sur ce dossier et ce qu'il compte entreprendre en la matière».

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Selon Eric Raoult, «les déclarations de la romancière d'une rare violence sont peu respectueuses à l'égard de ministres de la République et plus encore du chef de l'Etat».

Évoquant un «devoir de réserve dû aux lauréats du Prix Goncourt», le député suggère qu'une «personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions».»Il me semble que le droit d'expression ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de compte personnel», ajoute même l'ancien ministre.

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Bernard Pivot, membre du jury du Goncourt, a qualifié sur France Info d'“erreur ou de bourde”la prise de position d'Eric Raoult, en estimant que le député UMP de Seine-Saint-Denis ne connaissait “rien au milieu littéraire”. “Le devoir de réserve qu'il invoque n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais, pas plus pour le lauréat du prix Goncourt que pour le lauréat du prix Nobel de littérature”, a-t-il dit.

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Aaahhhh!!! Si TOUS les écrivains pouvaient être des fonctionnaires d'Etat , des  plumes officielles à qui le gouvernement aurait moyen d' imposer ses directives par circulaire!!!

Un écrivain, ça ferme se gueule ou ça démissionne pourraient alors chanter en choeur les ministres du gouvernement à la télévision…

Le plus rigolo dans l'histoire, c'est qu'Eric Raoult interpelle le ministre de la culture Frédéric Mitterrand pour rappeler Marie Ndiaye à son “devoir de réserve” ! On attend avec une impatience gourmande la réaction du ministre!

En effet, dans la France de 2009, il serait ainsi tout à fait légitime et artistique pour un ministre-écrivain  de venir narrer au journal de 20h00 (devant les enfants pas encore couchés faute de signalétique préventive) ses expériences sexuelles dans les bordels de Bangkok avec des prostitués à l'âge incertain (un moment “de grande émotion” télévisuelle selon Michèle Alliot-Marie), mais il serait en revanche totalement indécent, révoltant et nuisible pour l'image de la Francequ'un écrivain exprime son désaccord profond avec la politique de Nicolas Sarkozy?!

Qu'il me soit ici permis de livrer une remarque plus personnelle, parce qu'elle me touche de très près, dans mon intimité: oui, le climat de cette France, avec ses sous-entendus, ses pseudo-débats inopportuns sur l'identité nationale, ses stigmatisations à peine déguisées, est détestable et de plus en plus mal vécu par les Français d'origine étrangère, voire de couleur

Et sans vouloir faire dire à Marie Ndiaye plus qu'elle n'a peut-être voulu dire (quoique…), je suis très fier qu'elle ait pu ainsi se faire notre porte-voix…

L'actuel pouvoir en place ne pourra pas s'en tirer indéfiniment avec une rhétorique simpliste et populiste, du style “La France, on l'aime ou on la quitte”  (*) !

Car quand on prétend être aimé, il faut aussi faire un minimum d'efforts pour s'en montrer  digne  …

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(*)  Nicolas Sarkozy avait dit peu après son élection: “si y en a qu'ça gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas”. On notera que Marie Ndiaye a pris le président au pied de la lettre…
Source : http://twistasaintbrieuc.unblog.fr/


 

Par Gilles Boulin 2009. Une énergie pour Demain ! - Publié dans : Ma liberté de penser !
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GILLES BOULIN 2009

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